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Fondation valaisanne en faveur des personnes handicapées mentales

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Présentation de Christian Raboud

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Agé de quarante ans, Christian Raboud vit à Martigny et travaille à St-Maurice. Depuis bientôt une année, il a quitté son travail dans un atelier de serrurerie à Saxon et s'est engagé à plein temps à l'atelier artistique de la Fovahm

Doté d'un magnifique trait de crayon, d'une sensibilité à fleur de peau, et au moyen de la peinture, de l'aquarelle, de l'acryl et de la craie grasse,  Christian Raboud peut donner la pleine mesure de son talent de coloriste. En effet, ses compositions abstraites sont structurées d'arabesques fragiles et sensibles qu'il rehausse parfois soit à la mine de plomb, soit aux crayons de couleur. Ses œuvres dégagent une impression d'harmonie, par la musicalité des tons, la chaleur et la plénitude du message.

Travailleur infatigable et libre de préjugés, Christian Raboud s'investit avec ferveur dans une production importante, se jouant avec science et dextérité des composants de l'expression picturale, les différents formats, la résonance des couleurs entre elles, la composition des valeurs, la transparence, l'intensité du trait, les surfaces en épargne, ... dans un état d'esprit ouvert, curieux, dans une créativité sans cesse renouvelée.

Christian Raboud se lance dans la peinture et le dessin, sans formation académique, avec le courage de l'artiste, comme le dit le poète Höderlin, «l'oreille attentive aux sons  des sources, rives, bosquets et hauteurs ». Il s'expose à l'assaut tempétueux des impressions du monde alentour et au tourbillon de ses pensées. « Les idées je vais les chercher dans moi, dans ma tête », dit-il et chaque fois, c'est différent, chaque œuvre est personnelle et originale.

Mais c'est avant tout dans sa relation au monde qu'il puise son inspiration si féconde. Il lui faut pourtant prendre quelques précautions, et comme il prend connaissance chaque jour des informations météorologiques, il apprête la page blanche de signes, de formes géométriques, de fioritures qui lui permettent, une fois ces éléments disposés comme un filet de protection, de laisser libre cours à sa générosité. Il s'abandonne à la peinture comme il marche dans la montagne, dans le flot des impressions qui font rage autour de lui, il devient lui-même le glacier en train de fondre, il se précipite hors de lui comme un torrent joyeux.