Christian, d’où viens-tu?
De la région de Martigny depuis 16 ans environ, après 24 ans passés à Monthey. J’habite à Charrat avec ma femme, mon fils et ma fille. Je suis également sapeur-pompier volontaire, partie essentielle de mon ADN.
Qu’apportes-tu dans tes bagages?
Vingt ans passés dans l’accompagnement socioéducatif, dont plus de sept ans à la Fovahm comme responsable de centre. L’envie de contribuer encore à l’inclusion, l’autodétermination et l’épanouissement des personnes avec une déficience intellectuelle.
Pourquoi poursuivre à la Fovahm dans cette nouvelle fonction?
Cette fonction m’attire parce que ce centre représente un cadre exceptionnel pour défendre concrètement les droits des personnes accompagnées et favoriser leur inclusion dans la société :
- La formation est un levier essentiel : elle leur donne les outils et les compétences nécessaires à leur autonomie et à leur épanouissement.
- L’intégration socioprofessionnelle en entreprise démontre que l’inclusion n’est pas un concept, mais une réalité qui fonctionne.
- Le journalisme leur offre quelque chose de fondamental : la possibilité de s’exprimer, d’être entendus et de prendre pleinement leur place dans l’espace public.
Concrètement que fais-tu?
Je gère le centre qui regroupe le CFJA (Centre de Formation des Jeunes Adultes), le SSPE (Soutien Socioprofessionnel en Entreprise) et l’atelier Journalisme et médias.
Mon rôle est de soutenir le fonctionnement de ces trois structures, de faciliter le travail des équipes et d’être l’interlocuteur du centre à l’intérieur et à l’extérieur de la Fovahm. Je veille à la bonne collaboration avec toutes les parties impliquées, comme la direction de la Fovahm, les ateliers, les partenaires (entreprises, écoles), les curateurs et surtout, les personnes accompagnées.
Lorsque tu n’es pas au travail, tu es…
Avec ma famille, quelque part à l’aventure !
L’hiver, dans une patinoire pour voir un match de hockey, l’été là où je peux courir…
Et de jour comme de nuit, pas très loin d’un camion pompier… et d’une machine à café…
La dernière chose que tu as apprise…
J’ai appris que c’est dans l’épreuve que l’on découvre vraiment les gens et que dans l’adversité, les masques tombent. Depuis que j’effectue ce travail, et en tant que pompier, j’ai vu de la solidarité, du courage et de la dignité dans des situations même dramatiques. Et, à l’inverse, j’ai parfois observé que dans des contextes ordinaires, ces qualités ne s’exprimaient pas toujours.
Cela m’apprend à ne jamais juger trop vite, à rester attentif à ce que chacun peut révéler quand l’essentiel est en jeu — et surtout à rester humble face à la complexité humaine. Car nous sommes tous capables du meilleur comme du plus fragile selon les circonstances.
Ta devise favorite…
« Lux lucet in tenebris » (Jean 1:5), qui veut dire « la lumière luit dans les ténèbres ».
Elle me rappelle que l’obscurité n’a jamais le dernier mot. Même une petite lumière suffit à percer les ténèbres.