
Le 16 avril 2026, trente personnes en situation de handicap ont participé, en binôme avec un député ou une députée, à la session inclusive organisée au Grand Conseil valaisan par le Bureau valaisan des droits des personnes en situation de handicap.
La Fovahm y était représentée par trois délégués de la Commission des travailleurs et résidents (CDTR) : Mégane Gillioz, Régis Buchilly et Timothée Guigoz. Tous les trois ont pris part avec enthousiasme et engagement à cette après-midi d’échanges.
Afin de préparer cette participation, un travail en amont a été réalisé pour permettre aux participants de mieux comprendre les enjeux des thématiques abordées. Une matinée de formation, organisée par l’ASA-Valais, a notamment permis de découvrir le fonctionnement du système politique suisse ainsi que les questions liées aux deux sujets débattus lors de la session.
Les participants ont également bénéficié de l’accompagnement de Valérie Tremp et Sofia de Sousa, facilitatrices de la CDTR et formatrices au Centre de formation pour se préparer. L’infirmière référente de la Fovahm, Ludivine Luy a, quant à elle, participé à cette session dans son rôle de députée : « En tant que députée et employée de la Fovahm, c’était pour moi une évidence de participer à la première session inclusive du Grand Conseil en siégeant en binôme avec un ‘’député du jour’’ en situation de handicap. […] Ce n’est pas tant la présence d’un handicap qui doit définir l’accès au droit de vote, mais bien la manière dont celui-ci influence la capacité à l’exercer. Cette nuance est fondamentale car elle déplace le débat d’une exclusion systématique vers une évaluation individuelle de la capacité à exercer les droits politiques. Certains témoignages ont été bouleversants d’ouverture d’esprit, de courage et de sincérité. Ils ont mis en lumière des croyances et des a priori véhiculés par la société, mais aussi et surtout l’importance cruciale de considérer la diversité des handicaps. »
Mégane et Timothée ont pris part aux échanges consacrés au droit de vote pour toutes et tous, tandis que Régis a participé aux discussions portant sur la participation des personnes en situation de handicap au sein des partis politiques. Ces débats ont abouti à la rédaction de deux pétitions qui ont été transmises au Bureau du Grand Conseil.
Pour Mégane et Timothée, qui reçoivent déjà leur matériel de vote, l’accessibilité des informations demeure essentielle. Ils soulignent notamment l’importance de proposer les documents officiels en langage simplifié (Facile à lire et à comprendre).
« J’ai le droit de vote, mais c’est difficile pour moi de voter toute seule. J’aimerais pouvoir voter plus facilement. Pour ça, il faut que les documents de vote soient écrits en facile à lire et à comprendre. Pour le moment, j’ai besoin du soutien de ma famille. L’accès à l’information est un droit. La Suisse a signé la Convention des droits des personnes en situation de handicap. Elle doit maintenant faire évoluer les lois. » — Mégane
Mégane souhaiterait également davantage d’espaces de rencontre et de dialogue entre les personnes en situation de handicap et les représentants politiques.
« Je trouve cette journée très importante. Nous voulons pouvoir discuter et donner directement notre avis sur les décisions importantes qui nous concernent. »

Timothée rappelle quant à lui que les personnes présentant une déficience intellectuelle ont également le droit de s’intéresser à la politique et de participer à la vie citoyenne.
« Les personnes sous curatelle de portée générale n’ont pas le droit de vote et ce n’est pas juste. La Convention des droits des personnes en situation de handicap dit que toutes les personnes doivent pouvoir voter, même si elles ont un handicap. En Valais, il est important que la loi change pour les personnes qui s’intéressent à la politique et qui veulent voter. » — Timothée
De son côté, Régis souligne l’importance d’une meilleure représentation des personnes en situation de handicap au sein des partis politiques.
« Je pense que les personnes avec un handicap peuvent aussi faire de la politique. Nous pouvons également nous engager et être solidaires. » — Régis

Texte en FALC
Le 16 avril 2026, une journée spéciale a eu lieu au Grand Conseil valaisan.
30 personnes en situation de handicap ont participé à une session inclusive.
Chaque personne était en duo un député ou une députée.
Cette journée était organisée par le Bureau valaisan des droits des personnes en situation de handicap.
Trois membres de la Commission des travailleurs et résidents (CDTR) de la Fovahm étaient présents :
- Mégane Gillioz.
- Régis Buchilly
- Timothée Guigoz
Les trois participants ont beaucoup aimé cette journée.
Préparation
Avant la session, une matinée de préparation a été organisée par l’ASA-Valais.
Les participants ont appris comment fonctionne la politique suisse.
Mégane, Régis et Timothée ont aussi été aidés par :
- Valérie Tremp ;
- Sofia de Sousa.
Elles sont facilitatrices de la CDTR et formatrices au Centre de formation.
L’infirmière référente de la Fovahm, Ludivine Luy a aussi participé à la journée comme députée.
Deux sujets importants
Mégane et Timothée ont parlé du droit de vote pour toutes et tous.
Régis a parlé de la place des personnes en situation de handicap dans les partis politiques.
À la fin de la journée, deux pétitions ont été écrites.
Ces pétitions ont été envoyées au Grand Conseil.
Le vote doit être plus accessible
Mégane et Timothée reçoivent déjà le matériel de vote.
Mais les documents sont difficiles à comprendre.
Mégane et Timothée demandent des documents en Facile à lire et à comprendre (FALC).
Mégane dit :
« J’ai le droit de vote, mais c’est difficile pour moi de voter toute seule. J’aimerais pouvoir voter plus facilement. Pour ça, il faut que les documents de vote soient écrits en facile à lire et à comprendre. Pour le moment, j’ai besoin du soutien de ma famille. L’accès à l’information est un droit. La Suisse a signé la Convention des droits des personnes en situation de handicap. Elle doit maintenant faire évoluer les lois. »
Mégane pense aussi qu’il faut plus de rencontres entre les personnes en situation de handicap et les politiciens.
« Cette journée est très importante. Nous voulons donner notre avis sur les décisions qui nous concernent. »
Timothée parle du droit de vote
« Les personnes sous curatelle de portée générale n’ont pas le droit de vote, et ce n’est pas juste.
La Convention des droits des personnes en situation de handicap (CDPH) dit que toutes les personnes doivent pouvoir voter, même lorsqu’elles ont un handicap. En Valais, il est important que la loi change pour les personnes qui s’intéressent à la politique et qui veulent voter. » — Timothée
Régis parle de politique
Régis pense que les personnes en situation de handicap doivent aussi être présentes dans les partis politiques.
« Je pense que les personnes avec un handicap peuvent aussi faire de la politique. Nous pouvons également nous engager et être solidaires. » — Régis
par Sofia De Sousa, Fovahm
Pour des raisons de lisibilité, le masculin générique est utilisé dans cet article, qui inclut toutes les personnes.